Les bonnes pratiques Boiron

17 août 2016

Info Arnica #7

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Préserver l’arnica

Pour préserver l’Arnica, une plante sauvage menacée de disparition, les Laboratoires Boiron ont mis en place des bonnes pratiques de cueillette à travers un cahier des charges spécifique.

Un engagement de chaque instant pour Boiron

Chaque année, entre le 1er juin et le 20 juillet environ, une vingtaine de récoltants professionnels ramassent l’Arnica pour les laboratoires Boiron. Ils cueillent la plante entière avec un bout de racine, dans les prairies d’altitude de six régions montagneuses : les Vosges, les Alpes, le Massif central, l’Ardèche, les Pyrénées et l’Aveyron.

Pour préserver les plantes sauvages, favoriser la biodiversité et garantir un Arnica montana d’excellente qualité, les laboratoires Boiron ont mis en place un cahier des charges spécifique. Il impose des conditions strictes de récolte, telles que :

  • Seul 30% du potentiel d’un site de cueillette doit être récolté pour assurer la pérennité de l’espèce.
  • Les espèces botaniques doivent être récoltées ou cultivées hors des zones industrialisées, urbaines, de cultures intensives, traditionnelles ou des routes afin d’éviter au maximum les pollutions.
  • Les végétaux doivent être triés de toutes autres espèces végétales et débarrassés de tout autre élément étranger à la plante commandée (terre, débris de bois, cailloux…).
  • L’état sanitaire des végétaux doit également être parfait (attaques de pucerons, maladies, rouille et oïdium…).

Les végétaux doivent être récoltés et livrés immédiatement après la récolte (dans les 48h maximum), dans des conditionnements aérés et par camion frigorifique.

« La première qualité que l’on demande aux récoltants, c’est d’être des botanistes. Ils doivent connaitre une grande partie des espèces végétales et savoir reconnaitre les plantes dans leur habitat naturel », explique Françoise Merceron, Pharmacien et Responsable de l’achat des plantes pour les laboratoires Boiron, avant d’ajouter : « C’est également important que les récoltants respectent la nature. L’Arnica montana est une espèce où il faut faire vraiment attention lors de sa cueillette à laisser toujours une partie de plante en place, de telle sorte qu’elle puisse se renouveler et que l’on puisse avoir la ressource nécessaire aux années futures ».

Info Arnica #8

L’histoire d’un Partenariat

Plus que de simples fournisseurs, les cueilleurs d’Arnica sont devenus au fil des années des partenaires des laboratoires Boiron.

Les cueilleurs, des partenaires naturels pour Boiron

Chaque année depuis 20 ans, c’est le même rituel : Vincent Deschandol arpente le plateau ardéchois pour récolter l’Arnica montana en respectant le cahier des charges Boiron. « J’ai toujours entretenu de très bons liens avec Boiron », affirme cet amoureux de la nature, qui apprécie avoir visité plusieurs fois les laboratoires. « Savoir ce que vont devenir nos plantes est essentiel », précise le cueilleur.

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Vincent Deschandol n’est pas un cas isolé. Pour la récolte de l’Arnica montana comme pour toutes les plantes, les laboratoires Boiron travaillent avec des cueilleurs qui au fil du temps sont devenus de véritables partenaires. Des partenariats qui ont parfois plus de 20 ans, noués avec des récoltants de père en fils.

Il faut dire que travailler avec des plantes sauvages nécessite une grande souplesse, pour les cueilleurs comme pour le laboratoire. Une récolte peut en effet être reportée du fait des mauvaises conditions météorologiques ou à l’inverse, une plante peut être urgente à cueillir par rapport à sa floraison. Le partenariat avec les cueilleurs permet d’être au courant de ce genre d’aléas et d’assurer une réception en urgence ou de reporter une livraison.

« Pour moi, ce qui est important, ce sont les relations avec des personnes qui sont en contact direct avec la nature. Ces partenariats nous permettent d’avoir une matière première de qualité optimale », explique Françoise Merceron, Pharmacien et Responsable de l’achat des plantes pour les laboratoires Boiron.

Info Arnica #9

L’expertise Boiron

Dès son arrivée sur le site de Messimy à côté de Lyon, l’Arnica montana subit une batterie de tests pour contrôler sa qualité. Une étape indispensable avant la phase de transformation.

Garantir ta pureté

« L’Arnica est une plante très importante pour nous, car elle rentre dans la composition d’un certain nombre de spécialités que l’on fabrique, mais aussi car elle fait partie des produits phares que l’on va produire en tubes et doses. Toute l’équipe est donc extrêmement motivée au moment de son arrivée. On attend le mois de juillet avec impatience ! », raconte Loïc Butavand, Pharmacien et Directeur de la production du site de Messimy.

Dès sa réception au laboratoire, l’Arnica montana fait l’objet d’une déclaration informatique. Puis les équipes de contrôle procèdent à une reconnaissance botanique pour vérifier qu’il s’agit de la bonne plante, à l’aide notamment de flores.

Il y a flore et flore !

La qualité générale du lot est ensuite contrôlée. « On vérifie que la plante n’est pas parasitée, qu’elle n’a pas été abimée pendant le transport et qu’elle ne comporte pas d’éléments étrangers. On mesure également son taux d’humidité, ainsi que sa radioactivité à l’aide d’un compteur Geiger », précise Carmen Pont, qui travaille au contrôle Botanique des laboratoires Boiron.

Le respect des délais de livraison (48 h maximum après la récolte) et la provenance de la plante sont aussi vérifiés. Puis l’Arnica est soumise à des analyses phyto‑chimiques : contrôle des éléments étrangers et perte à la dessiccation sur la plante fraîche.

Si la plante passe tous ces tests avec succès, la libération informatique est effectuée. La phase de transformation et de fabrication peut alors commencer.

Info Arnica #10

Transformation en médicament

Pour transformer les plantes en médicament homéopathique, il est nécessaire d’en extraire les principes actifs. Ce procédé qui amène à la fabrication de la teinture‑mère, est parfaitement maîtrisé par les laboratoires Boiron. Ce savoir‑faire unique est le fruit de plus d’un demi‑siècle d’expérience et d’innovation.

Ta transformation en médicament homéopathique

La teinture‑mère est le point de départ de tous les médicaments homéopathiques. Son cycle de fabrication dure environ un mois. Quatre étapes sont nécessaires :

  • La macération : après avoir été coupée, les plantes sont mises en macération plusieurs jours dans un mélange d’eau et d’alcool à l’intérieur de récipients en acier inoxydable. Le taux d’humidité de la plante, déterminée par pesée sur balance à infra‑rouge, permet de calculer précisément la quantité d’eau purifiée et d’alcool à apporter. Au final, le titre alcoolique varie généralement entre 45 et 65% pour la plupart des teintures‑mères Boiron.
  • L’expression : les équipes Boiron procèdent ensuite à l’expression de la teinture‑mère à l’aide de presses hydrauliques. L’expression du jus permet de séparer le « déchet vert », appelé « gâteau », de la future teinture‑mère. Les gâteaux sont récupérés et destinés au compost.
  • La filtration : la solution est filtrée pour éliminer les particules supérieures à 1 micron.
  • Le contrôle de la fabrication d’une teinture‑mère porte sur son titre alcoolique, la détermination du résidu sec, l’identification des constituants caractéristiques par chromatographie sur couche mince et la recherche d’impureté (résidus de pesticides, métaux lourds).

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Une fois la teinture mère homéopathique obtenue, Boiron procède à la montée en dilution. Pour cela il faut prélever 1/100ème de teinture mère pour le diluer dans 99/100ème de solution hydro‑alcoolique. Le mélange est ensuite fortement agité : c’est la dynamisation. On obtient ainsi une dilution 1 CH.

Les dilutions sont réalisées sous des hottes à flux laminaire permettant de travailler dans une atmosphère extrêmement pure. Lorsque la dilution souhaitée est prête, elle est incorporée dans les supports neutres (granules, globules) lors de la phase d’imprégnation.

Boiron utilise la méthode de triple‑imprégnation, brevet spécifique qui garantit une répartition homogène. 55 minutes sont nécessaires pour imprégner 5 kilos de globules.

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L’arnica chez Boiron en chiffre :

  • Une vingtaine de cueilleurs professionnels partenaires
  • 48h maximum entre la récolte et l’arrivée au laboratoire
  • Une quinzaine d’arrivages au laboratoire entre mai et juillet
  • 8 personnes dédiées sur l’ensemble du procédé de fabrication (tout atelier et tout site confondus)
  • 1 mois depuis la mise en macération jusqu’à la transmission d’échantillons de teinture mère au laboratoire de contrôle

« Nous fabriquons nos médicaments homéopathiques de la même façon depuis des années. Nous mettons toute la qualité possible à chaque étape de fabrication avec les contrôles à réception, les bonnes pratiques de fabrication, le contrôle de la teinture mère et du produit fini ou semi‑fini », conclut Jean‑Christophe Bayssat, Pharmacien, Directeur Général Adjoint, responsable des opérations industrielles chez Boiron.

justine

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