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Mot du Président – Novembre 2021 « L’avenir de la science moderne ne peut ignorer les traditions médicinales du passé ».

16 novembre 2021

La « roue de médecine » autochtone, qui date de plus de 5 500 ans, est un simple cercle divisé en quatre parties égales symbolisant l’existence humaine : quatre points cardinaux, quatre animaux clés de la culture autochtone, quatre saisons et quatre plantes sacrées utilisées par les guérisseurs autochtones. Cette roue repose sur le principe qu’une personne peut être guérie aussi bien par une dimension spirituelle que physique. Je suis tombé récemment sur un article qui mettait en évidence certaines « plantes sacrées » et leurs pouvoirs de guérison, parmi lesquelles la sauge, l’herbe douce, le cèdre et plus de 400 autres espèces distinctes avec des propriétés thérapeutiques, dont beaucoup sont présentes dans notre pays et utilisées par les peuples autochtones du Canada en tant que « médecine traditionnelle ».

L’utilisation des plantes médicinales fait partie de nos traditions de guérison depuis le début de l’existence humaine et des mouvements de population. Ainsi, l’explorateur français Jacques Cartier et son équipage sont tombés malades du scorbut lors d’un hiver rigoureux en 1536 dans ce qui est aujourd’hui la ville de Québec. Ils seront sauvés par les peuples autochtones grâce à l’usage d’un conifère local. Ces derniers leur apprirent la façon de le préparer pour en faire un remède et plus tard Jacques Cartier baptisa ce conifère, « arbre de vie ». De même, la sauge, le cèdre et le foin d’odeur poilue sont quelques-unes des plantes représentées dans la roue de guérison et qui sont toujours utilisées pour traiter aussi bien les irritations cutanées que les affections respiratoires. Le cèdre quant à lui, est connu pour apaiser les douleurs provenant de l’arthrite et des rhumatismes. Il est possible que ce soit la teneur remarquablement élevée en Vitamine C du cèdre, conseillé sous forme de thé par les Iroquois de l’est du Canada, qui a permis à Jacques Cartier et son équipage de guérir.

Chez Boiron, nous avons la même vénération et le même respect pour les plantes médicinales qui sont utilisées aussi dans notre processus de fabrication. Vous voulez des exemples ? Les fleurs d’Arnica Montana ou encore celles de Calendula, toutes deux largement utilisées dans nos gammes de produits d’Arnicare et Calendula pour le soulagement des douleurs musculaires et articulaires. Elles sont préparées dans le strict respect des protocoles, de la récolte des plantes à leur transformation, en passant par les meilleurs processus de fabrication, pour devenir des médicaments qui ont gagné la confiance de nos clients, de génération en génération.

Depuis quelque temps, il est devenu presque habituel de dénigrer les médicaments homéopathiques malgré plus de 200 ans d’études observationnelles et cliniques du plus haut niveau. Beaucoup oublient que la plupart des médicaments occidentaux sont, en fait, des molécules fabriquées à base de plantes. L’exemple le plus célèbre étant l’aspirine, créée à partir d’un acide salicylique provenant de la plante de saule.

Alors que de nombreux médicaments à base de plantes sont redécouverts pour leurs propriétés curatives et bienfaisantes, que de plus en plus de plantes médicinales utilisées par les peuples autochtones du Canada sont reconnues voire même intégrées dans la médecine occidentale, le moment est peut-être venu de poursuivre la discussion, non pas sur le débat entre deux approches médicinales (conventionnelle ou traditionnelle), mais sur l’appui bénéfique et commun que la médecine à base de plantes peut offrir au patient en quête d’une meilleure santé.

Daniel Dereser

Président et chef de la direction

Sara Benaceur